Pourquoi être végétarien ?

Nous n’avons pas besoin de con­som­mer des pro­duits ani­maux pour vivre en bonne san­té. L’alimentation végé­tari­enne est var­iée, savoureuse, pas plus coû­teuse qu’une ali­men­ta­tion omni­vore.

Tous les nutri­ments néces­saires au corps humain sont apportés par une ali­men­ta­tion végé­tari­enne respec­tant quelques principes sim­ples et peu con­traig­nants : Les céréales et les légu­mineuses représen­tent le plus gros de l’apport calorique et pro­téique. Fruits et légumes appor­tent fibres et vit­a­mines. Les oléagineux, fruits secs, huiles, com­plè­tent l’apport en pro­téines, fer, cal­ci­um, omé­ga 3, et autres nutri­ments indis­pens­ables. La vit­a­mine B12 (pro­duite par des bac­téries du sol) est, pour les végé­tal­iens, la seule com­plé­men­ta­tion néces­saire.

Chaque per­son­ne qui adopte une ali­men­ta­tion végé­tari­enne, ou mieux encore végé­tal­i­enne, réduit la quan­tité de souf­france infligée aux ani­maux, dimin­ue les émis­sions de gaz à effet de serre, fait baiss­er la pres­sion sur les ressources naturelles, préserve sa san­té, bien plus effi­cace­ment que par tout autre geste indi­vidu­el.

Un choix éthique

Les humains tuent et con­som­ment 60 mil­liards d’animaux ter­restres et des cen­taines de mil­liards d’animaux aqua­tiques par an. Don­ner la mort à tant d’animaux n’est pas néces­saire : des cen­taines de mil­lions de per­son­nes dans le monde, deux mil­lions en France, s’en passent déjà. Les régimes végé­tarien et végé­tal­ien sont recon­nus adap­tés sur le plan nutri­tion­nel par de nom­breuses études sci­en­tifiques (sources : Amer­i­can Dietet­ic Asso­ci­a­tion, British Nutri­tion Foun­da­tion…).

Les ani­maux ter­restres et les pois­sons que nous con­som­mons éprou­vent des  sen­sa­tions, des émo­tions, et pos­sè­dent des capac­ités cog­ni­tives pro­pres à leurs espèces. Éle­vages, trans­ports, pêche et abat­toirs sont pour eux sources de grandes souf­frances. Est-il légitime de les faire ain­si souf­frir, est-il légitime de les tuer, sans aucune néces­sité, sim­ple­ment par plaisir gus­ta­tif ou tra­di­tion culi­naire ?

Un choix de santé

Les ali­men­ta­tions végé­tari­enne et végé­tal­i­enne bien conçues sont adéquates sur le plan nutri­tion­nel et béné­fiques pour la préven­tion de nom­breuses mal­adies – telles cer­tains can­cers (sein, colo-rec­tal…), l’obésité, le dia­bète non insulin­odépen­dant, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, les mal­adies car­dio­vas­cu­laires. Elles sont appro­priées à tous les âges de la vie, pen­dant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ain­si que pour les sportifs.

Un choix écologique, politique et solidaire

• Lutter contre le réchauffement climatique

L’élevage et la trans­for­ma­tion des pro­duits ani­maux émet­tent 18% des gaz à effet de serre, soit plus que le secteur des trans­ports (source FAO, rap­port Livestock’s Long Shad­ow, 2006).

• Réduire le gaspillage des terres

Un tiers des ter­res cul­tivables de la planète, deux tiers des ter­res agri­coles français­es, sont util­isées pour pro­duire l’alimentation des ani­maux d’élevage (source FAO). L’élevage bovin et la pro­duc­tion de soja pour nour­rir le bétail sont respon­s­ables de 80% de la destruc­tion de la forêt ama­zoni­enne (source Green­peace).

• Protéger les espèces aquatiques

De nom­breuses espèces sont en dan­ger de dis­pari­tion du fait de la pêche. L’aquaculture s’avère quant à elle pol­lu­ante, et néces­site de pêch­er des pois­sons sauvages pour nour­rir une grande part des pois­sons d’élevage !

• Lutter contre le gaspillage des ressources

Il faut fournir en moyenne sept grammes de pro­téines végé­tales à un ani­mal pour obtenir un gramme de pro­téines ani­males : autant les manger directe­ment ! De plus on utilise cinq fois plus d’eau pour pro­duire des ali­ments d’origine ani­male que pour pro­duire une quan­tité équiv­a­lente de calo­ries d’origine végé­tale (source FAO).

• Favoriser le partage des ressources

Les céréales des­tinées à l’alimentation du bétail occi­den­tal sont en grande par­tie cul­tivées dans des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, alors qu’elles pour­raient être affec­tées directe­ment à la con­som­ma­tion des pop­u­la­tions locales. La sou­veraineté ali­men­taire des pays pau­vres n’est pos­si­ble qu’à la con­di­tion d’une réduc­tion de l’utilisation des pro­duits ani­maux dans les pays rich­es.