Les champignons plus proche des animaux que des végétaux

( Arti­cle par Lau­rent )

photo par Frank Wuestefeld

pho­to par Frank Wueste­feld

Suite à une dis­cus­sion avec Rodolphe et Benoit lors du repas partagé du 5 Mai, il est apparu que le thème des champignons méri­tait un petit arti­cle regroupant les con­nais­sances actuelles sur ces organ­ismes vivants qu’on retrou­ve dans une mul­ti­tude de pré­pa­ra­tions ali­men­taires que ce soit sous la forme macro­scopique (exem­ple le champignon de paris) ou micro­scopique (les lev­ures, le miso, les fer­ments). Les infor­ma­tions provienent d’une syn­thèse entre plusieurs fich­es wikipé­dia et d’autres sources. Les pho­tos sont en “cre­ative com­mons” et leurs auteurs respec­tifs sont cités.

Le but de ce petit texte est sim­ple­ment infor­matif et n’a pas l’am­bi­tion d’ex­clure les champignons et lev­ures du régime végéta*iens : La par­en­té entre ani­maux et champignons étant rel­a­tive­ment éloignée.

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Les champignons sont clas­si­fiés dans un des 5 groupes vivants sur notre planète et main­tenant con­nu sous l’ap­pela­tion “Fun­gi” venant s’a­jouter aux règnes ani­mal et végé­tal pour con­stituer le super-règne des Eukary­otes. Les 2 groupes restants ( les Prokary­otes ) regroupent de très petits organ­ismes tels que les bac­téries.

crédit image Adl, Sina M.; Simpson, Alastair G. B

crédit image Adl, Sina M.; Simp­son, Alas­tair G. B

( cli­quer l’im­age de droite pour l’ag­grandir. Ani­maux et fun­gi sont tout à droite )

Les recherch­es géné­tiques ont récem­ment con­staté que les fun­gi, se rap­prochaient plus des ani­maux que des végé­taux des part leur “arbre généalogique” (si on peut se per­me­t­tre cette image).… En effet le fun­gi tout comme les ani­maux appar­ti­en­nent au sous-règne des Opistho­con­tes dont la dif­féren­ci­a­tion (sépa­ra­tion par rap­port aux végé­taux) date d’en­v­i­ron 1 mil­liard d’an­nées.

Con­crète­ment, le point com­mun le plus sin­guli­er entre les ani­maux et les champignons se situe dans la présence de chi­tine, un com­posé chim­ique que l’on retrou­ve dans la cara­pace des insectes mais aus­si des crus­tacés.

photo par Jenni Konrad

pho­to par Jen­ni Kon­rad

Pour les autres car­ac­téris­tiques, on notera surtout que les champignons se nour­ris­sent par absorp­tion (décom­po­si­tion) et non par inges­tion en secré­tant des enzymes qui vont en quelque sorte dis­soudre et digér­er les sub­stances car­bon­nées (à base de car­bone) se trou­vant à prox­im­ité. Ce proces­sus est facil­ité par les car­ac­téris­tiques du mycéli­um, sorte de racine con­sti­tuée de fil­a­ments.

Pour com­pléter le chapitre “diges­tion”, il existe dif­férentes modal­ités de cohab­i­ta­tion entre le champignon et sont envi­rone­ment
pou­vant aller de la sim­ple cohab­i­ta­tion avec un végé­tal ou un ani­mal jusqu’à une par­faite sym­biose dans laque­lle le champignon apporte ses réserves d’eau à la plante en échange de com­posants car­bonés. Le cas du champignon par­a­site est aus­si très courant et son ali­men­ta­tion se fait alors aux dépends de l’or­gan­isme qui l’héberge.

Mycélium photo par Kirill Ignatyev

Mycéli­um pho­to par Kir­ill Ignatyev

Au niveau de la mor­pholo­gie, le champignon peut pren­dre dif­férentes formes ou être sim­ple­ment mono cél­lu­laire et très petit comme le sont les lev­ures.

Les lev­ures et fer­ments sont con­som­més sci­em­ment (ou non) par les humains depuis des mil­lé­naires mais cette longue his­toire de vie com­mune est sou­vent ignorée et je cit­erais sim­ple­ment une anec­dote. (petit clin d’oeil à Benoit )

il parait que Mot­ta, l’historique fab­ri­cant de panet­tone milanais, fai­sait à une époque dormir ses patissiers dans une pièce spé­ciale, prêt de leur lev­ain, pour favoris­er la syn­ergie patis­sant-patis­sé” ( source http://www.completementflou.com )

On pour­ra con­clure par cette cita­tion pas­sio­n­ante de Mary E. White (Earth Alive ! From Microbes to a Liv­ing Plan­et)

Les champignons sym­bi­o­tiques de type lichen sont par­mi les pre­miers organ­ismes à avoir colonisé la terre durant
le Cam­brien et l’évo­lu­tion des plantes ter­restres n’au­rait sans doute pas été pos­si­ble sans eux.”


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